Les libéraux font la sourde oreille à l’université franco : NPD

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QUEEN’S PARK – La députée de Nickel Belt et porte-parole des affaires francophones du NPD, France Gélinas, dénonce le gouvernement pour « avoir fait la sourde oreille aux recommandations et demandes de la communauté franco-ontarienne » en refusant de même considérer des amendements à l’annexe qui va créer l’université de l’Ontario français.

Le projet de loi 177 sur les mesures budgétaire contient une annexe qui crée l’université de l’Ontario français, un rêve de la communauté franco-ontarienne datant de plus d’un demi-siècle. L’annexe 43 est problématique à plusieurs niveaux.  Elle accorde à l’université le droit de « décerner des certificats et des diplômes en arts, en sciences et en commerce. » Mme Gélinas prévient que cet article limiterait le potentiel de l’institution, et a donc proposé d’étendre le mandat de l’université à «tous les domaines de la connaissance», y compris l’architecture, les beaux-arts, le droit, l’ingénierie sciences, médecine et soins infirmiers. Mme Gélinas rappelle qu’on a un manque sévère de professeurs et de professionnels de la santé francophones en Ontario.

« Le gouvernement avait assuré à l’AFO qu’il apporterait ces changements à l’annexe 43, mais l’amendement promis n’a pas vu le jour, » disait Mme Gélinas. « Évidemment les recommandations de la communauté franco-ontarienne sur ses propres institutions vaut très peu chez le gouvernement libéral. »

Mme Gélinas et le NPD a aussi proposé quatre autres amendements en vue d’assurer que la gouvernance et la mission de l’université répondent aux besoins de la jeunesse et de la communauté franco-ontarienne. L’AFO et ses partenaires ainsi que le NPD en ont fait demande à plusieurs reprises au cours des derniers mois afin que le comité de mise en œuvre de l’université comporte des sièges communautaires et jeunesses. De plus, la mission de l’université devrait être d’offrir aux étudiants et étudiantes l’occasion de suivre tous leur cours universitaires et de faire toutes leurs études en français, et de faciliter l’accès aux études universitaires en français aux communautés isolées.

L’annexe 12 du projet de la loi 177 concerne le Centre Jules-Léger, la seule école francophone adaptée pour les enfants ayant des besoins spéciaux dans la province.  La députée a de graves inquiétudes concernant le financement du Centre, pour que l’établissement puisse répondre aux besoins des élèves et aux exigences du ministère de l’Éducation de l’Ontario. Mme Gélinas a proposé deux amendements simples pour régler ce problème. La première précisait que le ministère de l’Éducation, dans la première année après la déclaration de l’annexe 12 de la loi, doit entreprendre un examen du financement du Centre Jules-Léger et augmenter le budget du Centre si nécessaire. De plus, Mme Gélinas proposait que l’édifice du Centre Jules-Léger soit transféré d’Infrastructure Ontario au nouveau Consortium.

Le gouvernement libéral n’a pas accepté de débattre d’aucun de ces amendements.